Extrait d’un cours en miracles d’Helen Schucman, chapitre 18 section II « la base du rêve » :

En rêve, tu arranges tout. Les gens deviennent tels que tu les voudrais, et ils font ce que tu ordonnes. Aucune limite aux substitutions ne t’est imposée. Pour un temps il semble que le monde t’ait été donné pour que tu en fasses ce que tu souhaites. Tu ne te rends pas compte que tu l’attaques, que tu essaies d’en triompher et de le mettre à ton service.

Les rêves sont des crises de colère perceptuelles, dans lesquelles tu hurles littéralement : «Je le veux ainsi!» Et ainsi il semble en être. Et pourtant le rêve ne peut pas échapper à son origine. La colère et la peur le pénètrent et en un instant l’illusion de satisfaction est envahie par l’illusion de terreur. Car le rêve de ton aptitude à contrôler la réalité en lui substituant un monde que tu préfères est terrifiant. Tes tentatives pour effacer la réalité sont très apeurantes, mais cela tu n’es pas prêt à l’accepter. Alors tu lui substitues le fantasme que c’est la réalité qui est apeurante, et non ce que tu voudrais lui faire. Et ainsi la culpabilité est rendue réelle.

Les rêves te montrent que tu as le pouvoir de faire un monde tel que tu le voudrais; et que parce que tu le veux, tu le vois. Et tant que tu le vois, tu ne doutes pas qu’il est réel. Or voici un monde, manifestement au-dedans de ton esprit, qui semble être à l’extérieur. Tu n’y réponds pas comme si c’était toi qui l’avais fait, et tu ne te rends pas compte non plus que les émotions que le rêve produit doivent venir de toi. Ce sont les figures dans le rêve et ce qu’elles font qui semblent faire le rêve. Tu ne te rends pas compte que tu les fais passer à l’acte pour toi, car si tu t’en rendais compte la culpabilité ne serait pas la leur et l’illusion de satisfaction disparaîtrait. En rêve, ces traits ne sont pas obscurs. Tu sembles te réveiller, et le rêve a disparu. Or ce que tu manques de reconnaître, c’est que ce qui a causé le rêve n’a pas disparu avec lui. Le souhait te reste de faire un autre monde qui n’est pas réel.
Et ce à quoi tu sembles t’éveiller n’est qu’une autre forme de ce même monde que tu vois en rêve. Tout ton temps se passe à rêver. Tes rêves endormis et tes rêves éveillés ont des formes différentes, mais c’est tout. Leur contenu est le même.

Source : Un cours en miracles, de Helen Schucman